Rupture amoureuse : 7 clés pour la surmonter

Rupture amoureuse : 7 clés pour la surmonter

Hellooooooo !!!

Je suis ravie de te retrouver pour un nouvel article !

J’ai vraiment à cœur de faire de ce blog un véritable lieu-ressource (s)

1) je le souhaite gorgé de ressources pour t’aider où que tu sois sur ton chemin

2) je le vois comme un cocon où tu pourras toujours trouver refuge. Sache qu’ici, tu seras toujours accueilli.e, écouté.e, entendu.e.

Alors si tu souhaites t’exprimer en commentaires ou m’écrire directement, n’hésite jamais 🙂

(tu as mon Insta ici et mon mail)

Si tu es tombé.e sur cet article c’est peut-être que tu traverses actuellement une période pas super cool et je tiens à te dire que, d’une part, je te soutiens de tout coeur et, d’autre part, que tu peux être fier.e d’être dans une démarche de recherches de solutions pour prendre en soin de toi alors que tu vis une séparation.

La rupture amoureuse : un traumatisme banalisé

Pour être tout à fait transparente, j’ai eu l’idée de rédiger cet article après ma rencontre avec une consultante venue me voir pour l’aider à libérer ses émotions suite à une rupture particulièrement difficile et douloureuse.

C’est là que j’ai pris pleinement conscience qu’une rupture peut être un véritable traumatisme, pas suffisamment pris au sérieux, qu’on balaye souvent d’un « Un.e de perdu.e dix de retrouvé.es » ou alors qu’on va tenter d’anesthésier de mille manières, notamment en repartant en quête d’une nouvelle conquête, à l’heure où les appli de rencontres nous « offre » un panel permanent de prétendant.es qu’on peut swiper à la vitesse de la lumière.

Je suis la première étonnée de ne pas m’être davantage intéressée à ce sujet.

Comme tout le monde, je sais l’épreuve que représente la rupture amoureuse, tout d’abord, pour avoir assisté au divorce de mes parents et vu ma Maman pleurer le départ de mon père pour celle qui allait devenir mon horrible belle-mère (so cliché !), puis pour avoir vécu moi-même cette expérience de vie l’an dernier, à une semaine de mon déménagement pour retrouver mon amoureux de l’époque.

Le choc !

La souffrance inhérente à la rupture amoureuse est souvent banalisée, très peu prise au sérieux alors que je pense sincèrement qu’on mériterait des congés maladie d’amour, d’une durée illimitée !

Très sérieusement, une rupture amoureuse, mal vécue, peut entraîner un épisode dépressif, ou dépression profonde, une décompensation, la réactivation de traumas/ blessures (abandon, rejet, injustice, humiliation, trahison), l’adoption de comportements à risques (drogue, alcool, rencontres malheureuses, rapports sexuels non sécuritaires,…)

50% des tentatives de suicide (déclarées) sont liées à une rupture amoureuse.

Celle-ci affecte les émotions, l’estime de soi mais est également le corps physique (syndrome du coeur brisé survenant après un stress émotionnel intense).

Le lien corps-esprit est clairement illustré ; à la douleur physiquement ressentie (ventre douloureux, plexus solaire bloqué, insomnies…) s’ajoute la souffrance (rappel : la souffrance est ce que notre esprit fait de la douleur).

Tu comprends pourquoi il est très important de ne pas s’isoler lorsque l’on traverse une rupture et si famille et ami.es ne sont pas un soutien suffisant, il ne faut pas hésiter à consulter, a fortiori si au bout de trois semaines des symptômes tels que la perte de sommeil et d’appétit, ainsi qu’un sentiment de léthargie s’installent.

Une souffrance toujours légitime

Traverser une rupture c’est faire le deuil d’une personne toujours en vie (et qui, parfois, refait la sienne avec un.e autre), faire le deuil d’un petit univers construit à deux, faire le deuil de la personne que nous étions en formant « un couple ».

C’est toute une structure qui s’effondre et parfois (souvent) (tout le temps ?) une perte identitaire.

Qui suis-je sans lui, elle ?

Que vais-je faire de ma vie sans nos projets et habitudes ?

La violence de ces questions me fait froid dans le dos.

Avant de te livrer quelques pistes pour surmonter cet événement douloureux, je voudrais faire un point sur la légitimité de la souffrance dans le cadre d’une rupture, quelles que soient les circonstances.

Même lorsque la relation est toute récente (quelques mois), la souffrance peut être très intense.

C’est au début d’une relation que nous sécrétons un taux non négligeable d’ocytocine et de dopamine, les hormones du bonheur.

Au-delà de la rupture sentimentale, il y se produit alors une forme de sevrage violent, brutal, imposé qui entraîne un véritable manque : de la personne aimée mais aussi de cette double dose de bonheur (oui, désolée de casser un peu le mythe mais une relation amoureuse est notamment une histoire de chimie hormonale ^^).

Donc même si la relation a 6 mois, on peut être anéanti.e.

De la même manière, chez les enfants, la rupture amoureuse (ou la séparation forcée dans le cadre d’un déménagement), peut-être extrêmement douloureuse et traumatisante, appelant également une prise en charge si l’enfant montre des signes de tristesse prolongée et « dysfonctionnelle ».

Enfin, même lorsque nous sommes des adultes averti.es, avisé.es, rôdé.es, échaudé.es, (bon, t’as compris !), même si on a roulé notre bosse, la rupture peut être très mal vécue.

Et je pense tout particulièrement aux femmes de cinquante ans et +, persuadées qu’elles ne trouveront jamais plus de partenaire pour les aimer (vive le jeunisme !!).

En plus de perdre son partenaire, une femme peut ressentir la peur intense de ne plus jamais connaître l’amour et finir sa vie seule.

Je parle des femmes mais évidemment, il en va de même pour les hommes, même s’il me semble moins « courant » de les voir s’inquiéter pour leur horloge biologique et leur âge puisqu’on le sait : « la femme vieillit, l’homme se bonifie » ** (nul)

Peu importe ton âge, les circonstances de la rupture et l’alignement des planètes, tu as le droit d’être entendu.e et épaulé.e.

Je vais déjà te proposer quelques pistes pour prendre soin de toi et traverser au mieux cet épisode de ta vie.

7 Clés pour surmonter une rupture amoureuse

Accueillir l’ascenseur émotionnel

N’aie pas peur et ne juge pas « anormal » de ressentir un melting pot émotionnel.

Dans le cadre d’une rupture, colère, peur, tristesse, résignation, apaisement, soulagement, indifférence… peuvent se succéder


Ne remets jamais en question ce que tu ressens et ne sois pas surpris.e si après avoir clamé haut et fort que tu te sentais vachement mieux sans lui/ elle, de te sentir totalement abattu.e et perdu.e.


N’oublie pas que chaque émotion est une messagère : elle est le porte parole d’un besoin qui doit être entendu et satisfait.

Alors plutôt que de les refouler ou de les juger en te disant que tu es la pire des girouettes, accueille chaque émotion comme elle vient et essaye de te demander quel besoin elle met en lumière, et comment le satisfaire.

Exemple :

Je ressens de la peur
OK… Pourquoi ? Quel besoin se cache derrière ?
J’ai peut être besoin d’être rassuré.e ? D’être écouté.e ? De ne pas rester seul.e ?
Je peux demander à des ami.es de discuter, autour d’un thé, de passer la nuit à la maison devant un chouette film, demander un câlin à un proche de confiance.


Je ressens de la tristesse.
OK. Que vient-elle me dire ?
Peut-être que j’ai un besoin de réparation, de réconfort
Je peux alors prendre soin de moi, m’apporter l’attention dont j’ai besoin et que je suis en mesure de me donner mieux que quiconque.

Note bien que même si cela semble paradoxal et contre intuitif, accepter la souffrance est le premier pas vers la guérison (on ne change pas ce dont on n’a pas conscience ni ce que l’on refoule)

Tu peux tenir un carnet de bord émotionnel si cela t’aide

Respecter les étapes de guérison

Une rupture est un deuil à faire, et comme tu le sais sûrement, le deuil se fait par étape qu’il est nécessaire d’observer, de traverser, de vivre.

Déni (c’est pas possible qu’iel me quitte !!!), colère (quelle sous-merde !!!), marchandage (avalanche de messages écrits et de vocaux pour négocier une seconde chance), dépression (je suis au bout de ma vie), acceptation (la revivance)

Je caricature un peu mais tu vois le tableau

Chaque étape a son importance et retiens bien que ton ex et toi pouvez tout à fait ne pas être sur le même timing (car oui, lui/elle aussi vit son deuil, même s’iel est à l’origine de la rupture)

Iel peut très bien en être à la phase de marchandage tandis que tu es en phase d’acceptation et inversement.

Se réhabiliter à la première place

Nous l’avons vu, une rupture est également une perte d’identité.

La guérison est le moment idéal pour se reconnecter à soi et se prioriser ; pour reprendre contact avec des activités délaissées ou en découvrir de nouvelles.

C’est aussi le bon moment pour se demander qui nous sommes sans l’Autre.

Nous le savons : nous sommes la somme des 5 personnes que nous fréquentons le plus et il est bien normal qu’après plusieurs mois voire années de relation, nous ayons « pris » quelques habitudes, goûts, préférences de notre partenaire tout en laissant se diluer notre véritable personnalité.

Non pas parce que l’on s' »efface » au profit de l’Autre mais un couple est à l’image des vases communicants !

Prends le temps d’être seul.e pour apprendre à te (re)connaître :


Qui je veux voir vraiment ? (on n’apprécie pas toujours le cercle relationnel de notre partenaire)

Qu’est ce que je veux faire vraiment maintenant que je suis seul capitaine sur mon bateau ?

Quels sont mes goûts lorsque je n’ai pas de compromis à faire ?


C’est aussi le moment de mettre en place de nouvelles habitudes pour soi-même
Il est important de poser des actions engagées avec une intention de bien-être personnel.


Peut-être peux-tu lister les activités qui te font du bien et celles que tu souhaites essayer et/ ou intégrer.

Cela peut être tout simple comme regarder un film que tu as choisi, visiter une expo, faire une marche en écoutant un podcast ou ta musique préférée, prendre un bain, te faire les ongles… ou alors partir en voyage, t’offrir un massage, sortir avec des ami.es…

Le tout étant de trouver le juste équilibre entre « je fais des activités pour moi » et « je noie mon chagrin sous l’hyperactivité »

Pratiquer l’auto-compassion

J’ai rédigé un article très complet sur le sujet que je te recommande vivement d’aller lire ! J’y donne plusieurs pistes et exemples pour s’approprier le concept et l’applique au mieux !

S’entourer de personnes (vraiment) bienveillantes

J’insiste sur le vraiment car tous nos proches, même s’ils sont très aimants, ne sauront pas forcément faire preuve de bienveillance et surtout d’écoute active dans ce contexte-là.

Face au récit d’une rupture qui ne nous concerne pas directement, nous pouvons projeter nos propres expériences, douleurs, rancœurs et il peut être compliqué -même si nous avons envie d’être présent.e et soutenant.e, de rester neutre.

Nous pouvons aussi être tenté.e de dénigrer l’ex de notre ami.e pour le.la réconforter (ou parce qu’on ne pouvait vraiment pas blairer saon partenaire !!)

Mais cette avalanche de rancœur n’aura rien de bienfaisant.

Par ailleurs, en tant qu’ami.e, nous voulons souvent bien faire en conseillant ou en donnant des exemples personnels (projections).

Malheureusement, les conseils non sollicités et savoir que les autres aussi ont pris cher dans leur vie, n’aident absolument pas !

Alors que faire ?

Tu peux formuler explicitement à tes proches ton besoin de t’épancher pour libérer tes maux sans désirer des conseils ou leçons de choses.

Tu as besoin d’une épaule et d’une oreille active et non d’un.e psy du dimanche.

Car oui, les bon.nes ami.es se prennent souvent pour nos psy et c’est franchement chiant !!!

Tu as le droit de dire que tu es au bout du rolls sans entendre ta meilleure pote te dire que c’est sans doute à cause de ta relation avec ton père que toutes tes relations foirent.

Nan mais sérieusement !

Tu peux également participer à de Cercles de paroles connus pour être des lieux où la parole est déposée librement, dans un cadre bienveillant et confidentiel, où chacun.e est invité.e à se dire sans que personne ne rebondisse sur les faits et émotions confiés.

J’organise régulièrement des Cercles de paroles où tu es la bienvenue (et je m’adresse consciemment qu’aux personnes se désignant comme femmes car je ne pense pas avoir les ressources pour l’instant de procéder autrement tout en étant à ma juste place).

Enfin, tu peux consulter un thérapeute, un psy, ou quelque personne que tu estimeras juste pour toi.

Sens-toi libre et légitime de demander de l’aide !

Libérer tes émotions

Ce qui ne s’exprime pas s’imprime.

Cette phrase résume à elle seule l’importance de verbaliser tout ce qui nous traverse (je crois beaucoup en la médecine de la parole qui est justement au cœur des Cercles de paroles).

Et lorsque cela est trop compliqué car on n’a pas les mots justes, d’autres méthodes et pratiques sont là pour nous soulager, la plus naturel étant de pleurer.

Pleure autant que tu le souhaites !

Pleurer n’est pas un signe de faiblesse.

Nos larmes contiennent cortisol et adrénaline, les deux hormones du stress, et entraînent avec elles toutes les tensions qui nous affectent. Elles permettent un réel soulagement du système nerveux.

Te priver de pleurer serait comme te priver d’éternuer si je venais agiter du poivre sous ton nez !!

Tu peux également utiliser l’art-thérapie et l’écrithérapie, le mouvement libre et intuitif.

Et l’EFT (ma spécialité hihi !!)

Les thérapies brèves adaptées

Bien entendu, si tu sens que tu touches le fond et que la dépression pointe son nez, si cela fait des semaines que tu pleures, que tu es prostré.e chez toi, que tu n’arrives plus à te nourrir ou, au contraire, que la nourriture ou autres substances sont devenues ton refuge, je te prie de te faire prendre en charge dans les plus brefs délais par un psychothérapeute en demandant conseils à ton médecin traitant si tu lui fait confiance.

Mais si tu souhaites être épaulé.e pour mettre en place les clés que je viens de te partager, si tu ne sais pas comment te remettre au centre de ta vie, comment ancrer des actions engagées, comment circonscrire tes nouveaux objectifs, définir tes intentions, si libérer tes émotions, les faire circuler est un concept obscure pour toi, des approches telles que l’EFT (technique de libération émotionnelle), la sophrologie, l’écrithérapie et les TCC (thérapies cognitives et comportementales) peuvent être un véritable soutien.

Et je peux tout à fait t’accompagner à travers chacune de ces approches auxquelles je suis formée.

N’hésite pas à me contacter pour avoir toutes les informations dont tu as besoin 🙂

Avec Amour et Espoir,

Emma

Laisser un commentaire